Le Noir : Cabinet Graphique

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Série réalisée pour l’exposition à la librairie «UN REGARD MODERNE»

Commissariat d’exposition : Jeannie Lucas

Sérigraphies réalisées par Frédéric Déjean de l’atelier CO-OP

Exposition «Le Noir Cabinet Graphique»

à la librairie Un Regard Modrene

Paris 6°

Le noir, cabinet graphique



Cette exposition fut pour moi l’occasion de découvrir de nouveaux horizons. En effet, je ne travaillais ces derniers temps que sur la couleur, et le sujet devenait le noir… De plus, l’exposition allait être collective avec une grande partie consacrée au dessin et à l’encre, et moi je fait de la photographie…


M’est donc venue l’idée de frontière : qu’elle est la différence entre un moyen d’expression et un autre ? Pourquoi ce dessin, cette peinture m’émeut ? Pourquoi j’ai choisi la photographie pour mode d’expression ? Quelle serait la valeur profonde, intrinsèque à une œuvre d’art ? Pourquoi qualifie-t-on cette représentation d’œuvre ?

Quelle serait au fond le but d’une œuvre si ce n’est d’émouvoir…

De plus, la frontière est un sujet qui revient à longueur de temps en ce moment. Qu’allais-je donc faire de cette frontière ?


Je vous le dis tout net : je déteste les frontières, je déteste les drapeaux, je ne me suis jamais senti appartenir à un groupe aussi petit soit-il. Toute ma vie j’ai été à la marge, et je me suis souvent demandé pourquoi il y avait toutes ces séparations, ces « eux » et ces « nous », alors que les êtres humains ne recherchent à peu prés que les mêmes choses.


Fort de ce constat, je sus qu’il y avait une frontière franchissable entre le dessin et la photographie et qu’elle se situait dans l’encre noire. Merci Jeannie !


Mon travail fut donc de faire sortir de mes photos le noir qui s’y trouvait et de laisser de la place au blanc du papier.


Etonnamment, les photos noir et blanc sont très différentes des originales couleur, les ressorts ne sont pas les mêmes, mais leur force et leur construction sont identiques : dans cette roche nous y cherchons un ciel étoilé, un labyrinthe, une issue heureuse à notre vie et dans la seconde on est comme aspiré par cette immensité vide et ouatée, on suit cette ligne vers l’inconnu…


À l’heure où j’écris ce texte je n’ai pas encore vu la sérigraphie réalisée par Frédéric, après en avoir parlé ensemble, je lui fais une totale confiance et je sais que l’encre du tirage sèche tranquillement à cheval sur ces deux modes d’expression que sont le dessin et la photographie.


Merci à Jean-Pierre pour avoir fait vivre ce très beau lieu, à peine a-t-on passé la porte que déjà les dos des livres se donnent à voir et nous imaginons immédiatement un univers de connaissances, de plaisir et d’émotions.


Si je déteste les frontières, j’adore les librairies …


Samuel Guille